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Si vous découvrez la prépa à l'ens cachan C ou même les arts appliqués, commencez par les premiers messages!

samedi 14 février 2009

Travaux de prépa

Voici un lien vers des extraits de travaux de classe prépa des lycées de Toulouse et Paris.

C'est ici

jeudi 20 novembre 2008

à bientôt!

J'estime avoir mis un grand nombre d'informations sur la classe préparatoire jusqu'à aujourd'hui, en faire plus créérait du désordre, il est donc temps pour ce blog d'être mis en parenthèses!

Pour ma part je continue mes études à l'ens cachan et en DSAA design de produits à l'école Boulle, d'autres choses à découvrir et peut-être à transmettre à l'avenir ...

Je ne peux donc plus que souhaiter bonne chance aux passants qui cherchent à s'orienter et à se repérer un peu mieux dans les arts appliqués et les invite vivement à visiter avec attention ce blog mais aussi les hyperliens choisis avec la plus grande rigueur!

Bonne route!

samedi 15 novembre 2008

normaliens et praticiens

Je vais tenter sur ce message(mis à jour ultérieurement) de recenser quelques exemples de carrières praticiennes d'élèves de l'ens.
C'est purement empirique et personnel, il y en a sûrement beaucoup d'autres.

Voici donc des normaliens, encore en train d'étudier à l'ens ou déjà profs, qui parallèlement ont une vraie carrière de praticien en arts appliqués:

> Sylvain Rieu-Piquet: diplômé de l'ens et de l'ensci avec félicitations du jury et major à l'agrégation, il est designer indépendant en même temps que professeur. premier prix du concours international de design de hyères (voir particulièrement une conférence qu'il a donnée sur France Culture à propos d'un projet portant sur les jouets et fait dans le cadre de l'ens cachan)

> Anthony Masure: diplômé de l'ens et de l'école duperré, il réalise des bijoux en plastique fondu et les vend partout à travers le monde

> Caroline Saint-Lu: diplômée de l'ens et de l'école estienne avec félicitations du jury, elle est encore étudiante à l'ens cachan mais a déjà participé à plusieurs projets professionnels.

...

lundi 10 novembre 2008

classe prépa de duperré

Voici le témoignage d'une élève de la classe préparatoire de l'école duperré à Paris, qui nous présente ses aventures de début de première année. Un très bon aperçu des différences qu'il y a entre paris et lyon au niveau de l'approche: merci beaucoup à elle!

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Je viens de rentrer en 1ère année de cpge à Duperré.

Pour ce début d’année, (venant d'une manaa) j'ai été assez déstabilisée par la liberté des sujets... un thème (ex : piège à vent), un domaine d'application (ex : design d'espace)... et être le plus créatif possible, partir sur plein de pistes différentes pour après resserrer. Ce sont vraiment des projets assez persos, propres à chacun, et je pense que c'est ce que recherchent les profs... c'est assez passionnant et excitant! (Bon les profs sont quand même là, ils nous guident si besoin!)

Il y a vraiment une très bonne ambiance dans la classe entre les élèves (moi qui redoutais Duperré et sa réputation d'école de mode... et tout ce qui s'en suit).

Dans les cours d'arts appliqués, nous devons souvent mener de a à z le projet (recherches, pistes, projet précis, sa réalisation concrète si possible, la com. visuelle du projet...), un processus très intéressant! qui nous permet d'aborder tous les domaines des arts appliqués. Et la com. visuelle n’est pas du tout laissée sur le carreau, elle s’intègre au projet.

Les matières : design d'espace (4H), design de produit (4H), Volume (4H : modelage et mélange de design d'espace, de produit, sculpture, com visuel), expression plastique (7h : croquis de nu, peinture, dessin... autour d'un thème), perspective (7h : on reprend la base de manière complète et en douceur! ), histoire de l'art (4h), philo (4h), anglais (2h + khôls). Nous finissons toujours entre 15h30 et 17h30... assez pratique pour les expos!

Pour l'instant je suis un peu débordée par le boulot, dans la classe c'est plus ou moins la même chose pour tous. Une organisation s'impose et commence à se mettre en place. Pour ma part je me couche rarement avant 23h ou 24h (plus tard occasionnellement car j'en ai fait l'expérience, l'accumulation de fatigue est très néfaste...). Mais avec une meilleure organisation, je suis sûr que ça ira bien mieux! L'avantage c'est que l'on nous donne moins de travail pendant les vacances scolaires, l'occasion de se reposer et de voir les expos!!

Pour l'instant on n'a eu que très peu de notes (c'est un peu déstabilisant), mais la fin des projets arrivant...

2 nouvelles cette année : un stage de minimum 3 semaines en juin!! et l'équivalence avec les points ECTS!

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prépa de design et philosophie de l'art (et du design?)

La formation théorique en prépa de design tient une place prépondérante dans celle-ci pour deux raisons : primo parce qu’on a 4h de philosophie et 4h d’histoire et théorie de l’art (ce qui est conséquent vu la densité des séances), secundo parce que tous les autres cours sont imprégnés de cette dimension en arrière-plan, puisqu’il n’est pas rare que l’on nous demande de lire des livres et des textes de philosophes et de théoriciens en peinture, en architecture, en design …

Cela est une aubaine pour certains élèves qui recherchaient une formation « éclairée » à la pratique du design et des arts plastiques, et de plus une particularité unique à faire valoir pour la suite (dans les concours et dans la vie professionnelle). Pour d’autres c’est néanmoins une crainte car ils ne recherchaient pas d’approfondissement théorique ou ont des problèmes avec le domaine des théories et des écrits.

En conséquence, je me permets de suggérer 2-3 liens et bouquins aux indécis qui voudraient se faire une idée sur ce qu’on apprend dans le cadre de la prépa en philosophie, mais aussi tout simplement de ce qu’est la théorie artistique, et plus particulièrement la philosophie de l’art, aujourd’hui.

L’art ou la plasticité de l’esprit, Eric Combet : l’auteur est tout simplement le professeur de philosophie durant les deux années de la prépa de Lyon, et quel professeur! Il officie en prépa ainsi qu'en DSAA (diplôme bac+4 de fin d'études en arts appliqués) et prêche à propos du design une parole ouverte, actuelle et contemporaine. Quoi de mieux que son livre pour se favoriser avec l’esprit des cours ?

Cours sur la philosophie de l’art : un cours destiné à des classes prépas littéraires deuxième année. On fait la même chose, mais en deux ans et tout de même en un peu moins approfondi !


Conférence de Gilles Deleuze - qu'est-ce que l'acte de création : cette conférence très célèbre est tenue par un philosophe particulièrement enseigné et prisé en prépa. De plus elle fournit mine de rien une très bonne première approche et de la philosophie et de la création artistique. A voir absolument!

Paris4philo: enfin, un site-portail très intéressant qui regroupe un grand nombre de contenus sur internet (vidéo, textes, enregistrements) à propos de plusieurs philosophes. C'est souvent moins abrupt que de se coltiner directement les bouquins de ces chers penseurs ...

Conférences de Bernard Stiegler : un lien plus personnel mais très intéressant concernant la pertinence de la pensée actuelle par rapport au design. Ecouter particulièrement la conférence "redesigner le design" , complètement en accord avec la vision du design promue par la prépa de lyon, si vous voulez vous faire une idée.


Voilà, je n'en dirais pas plus pour donner un aperçu de l'approche théorique soutenue par la classe prépa. Pour des ouvrages de philosophie générale et plus divers, préférez le geste google ou un bon prof de philo!

mardi 14 octobre 2008

blogs de design

voici un nouveau message après une longue période de silence (la seconde année est dure et je n'ai plus vraiment de temps libre: de nouvelles informations prépaesques comme prévu ... quand j'aurais le temps!).

Dans la série des ressources à communiquer, je voulais publier une petite liste des blogs francophones autour de la création industrielle les plus connus (de moi) et qui donnent un aperçu assez exact des préoccupations actuelles en design (d'abord les liens les commentaires viendront après):

no design
admirable design
design lab
etienne mineur archives
design matin
avide designer
monday design
la stratégie du design
adn blog
all trends
objet graphik
revue du design
site du via


Je lance donc un nouveau concept pour ce type de messages à liste: je publie même s'il n'est pas terminé et je le nourrirai par petites touches... les joies d'internet!


PS: si d'éventuels passants avaient des suggestions de blogs de design importants qui ne sont pas présents dans cette liste, n'hésitez pas à le signaler!

dimanche 7 septembre 2008

changement de cap confirmé

Bonnes nouvelles pour la rentrée, concernant le changement d’orientation confirmé de la classe préparatoire à l’ens cachan. En effet, on est passé de:

"Vous préparez tous l'ens que vous le vouliez ou non, le concours est tellement dur que ça vous préparera aussi très bien pour les autres concours"

à:

"vous définissez quels concours vous voulez préparer, et on vous aide à y arriver, même si ce n'est pas l'ens"

Sacré changement, clairement ressenti dès le premier jour de la rentrée!


Voici les mesures prises dès cette année à l'intérieur et l'extérieur de la formation qui confirment ces avancées qui intéresseront sûrement plus d'un élève qui voudrait préparer des concours spécifiques dans le cadre d'une formation polyvalente de haute qualité ...

Changements à l'intérieur de la prépa:

  • désormais, la formation est intitulée: "classe préparatoire à l'ens cachan C et aux grandes écoles d'arts appliqués"
  • on demande aux élèves les poursuites d'études envisagées dès le début de la seconde année, et non en février (les profs parlent même d'avancer cette phase à la fin de la première année pour la promo qui vient de rentrer)
  • En deuxième année, chaque élève se voit attribuer un "professeur tuteur" qui le suit dans ses choix et la constitution de ses dossiers tout au long de l'année
Changements à l'extérieur de la prépa:
  • la formation est désormais officiellement bac+2, ce qui enlève de suite à la prépa le caractère "incertain" et "peu reconnu" qui était auparavant le sien
  • l'ens cachan autorise officiellement les normaliens à faire leurs études dans le cadre d'écoles d'arts appliqués autres que boulle, duperré ou la sorbonne: comme on le voit ici, on peut désormais faire les arts décos, les ateliers ou l'école du paysage de versailles tout en étant payé par l'ens (il y a quand même bien sûr l'agreg et le professorat à la clé)
  • pour ceux qui veulent faire prof absolument, le capet a été réouvert, ce qui veut dire que même les non-normaliens pourront de nouveau devenir enseignants
Enfin, le meilleur indice de ces changements réside dans les résultats de fin d'année de la promo lyonnaise qui vient de sortir: zéro admis à l'ens (une première en 20 ans tout de même), mais tous les élèves ont réussi à avoir les concours voulus dont certains sont vraiment très bons. Morceaux choisis:
  • une admise 2ème année aux arts décos de strasbourg
  • une admise 2ème année à l'école d'architecture de paris la villette
  • 2 admis en écoles d'archi (Saint Etienne et Grenoble)
  • 3 admis à l'école du paysage de versailles
  • une admise à l'ensatt
  • Une admise en 3ème année de fac
  • Une admise dans une école d'illustration
  • plusieurs admis en dsaa textile et produit
Comme on le voit, le goulot d'étranglement de l'ens (8 places) est désormais largement compensé par les performances d'élèves de prépa dans d'autres concours!

PS: néanmoins, la formation est bien sur toujours destinée aux élèves qui veulent l'ens, et reste performante dans ce domaine aussi!

ressources pour le dessin

Alors voilà, dans un constant souci de circulation des informations et bons plans, je tenais à rédiger un article concernant la pratique du dessin et son apprentissage qui reste un petit peu obscur même pour les gens qui sont rentrés en arts appliqués : on « a le truc ou non ».

Trois choses à dire par rapport à ça : primo il n’est pas indispensable de savoir dessiner pour marcher en arts appliqués, voilà pourquoi le dessin n’y est presque pas enseigné et on compte sur la pratique pure pour que les élèves se fassent un niveau, secundo le dessin c’est 90 % de pratiques et 10% de théorie, tertio il y a dessin et dessin et c’est difficile d’en parler en général.

Je vais donc axer ce message sur les pratiques en dessin nécessaires en prépa, qui sont au nombre de cinq:

  1. le dessin de recherche: en design et archi, qui aide le concepteur à suivre sa pensée et dialoguer avec lui-même
  2. le dessin expressif: en expression plastique/design et archi, qui se centre sur la créativité, celui dont on peut le moins bien parler
  3. le dessin technique: demande beaucoup de connaissances concernant les codifications et une grande précision
  4. le dessin de communication: "rough", qui est censé simuler artificiellement la réalité pour donner une idée "photoréaliste" d'un produit ou d'un espace, ainsi que coupes en 3d
  5. le dessin didactique : visant à faire comprendre quelque chose par le biais du dessin - un fonctionnement ou une utilisation. En prépa cela consiste à des modes d'emploi, des petits schémas d'utilisation, ou encore des détails techniques sous forme de vues éclatées.
Concernant tous ces dessins je vais faire court en communiquant trois ressources que je connais et qui m'ont personnellement extrêmement aidées:
  • le dessin, maîtriser son langage: un livre d'initiation à tous les aspects du dessin accompagné d'exercices (pour une fois) pas bêtes, qui permet vraiment d'aborder ce médium de manière ouverte et intelligente
  • Design industriel - dessin de conception: très utile et très juste pour tout ce qui est dessin de recherche et de communication en prépa: c'est simple, si on le maîtrise on a assimilé la moitié des cours de première année!
  • Blog we are noob: fait par une élève des gobelins, peu de messages mais une très très bonne qualité pour apprendre à dessiner juste et dynamique, tout simplement

mercredi 9 juillet 2008

To be continued (+ auto-pub)

bouillon cube se met en pause pour les vacances (de son animateur)!

l'année prochaine, nouvelle année donc nouvelles infos, et peut-être de nouveaux posts vis-à-vis de la première année de prépa que je n'ai pas encore pris le temps de mettre en forme et en ligne!


Bonnes vacances à tous et à septembre pour les futurs premières années qui se sont manifestés sur ce blog!



PS: l'été reste actif cependant! rdv sur dessin+dessein=design pour les curieux ...

samedi 7 juin 2008

sélection subjective de livres

Voici une liste perso de livres plus ou moins théoriques qui m'ont le plus marqué et que je trouve indispensables pour comprendre ce que sont chacune des disciplines enseignées en prépa.
J'écrirai peut-être une liste plus exhaustive et "officielle" plus tard, mais il s'agit ici juste de donner envie.


  • art en général


  1. la chambre claire, roland barthes (un indispensable, roland barthes essaie de comprendre ce qu'est la photographie, en partant du rapport qu'il a avec elles... très facile à lire et passionnant)

  2. entretien avec francis bacon, daniel sylvester (un artiste dont on nous rebat les oreilles en prépa, ex-aequo avec cézanne! ^^ mais il est vrai que son oeuvre et sa façon d'en parler sont très particuliers et font comprendre beaucoup de choses)

  3. le temps retrouvé, proust (tellement beau, et très proche d'entreprises artistiques contemporaines qui visent à démontrer la portée proprement inhumaine (surhumaine?) de certains moments de notre vie, comme, pour proust, ces petits souvenirs qui nous font revivre le passé et font de nous des êtres "extratemporels" durant ces petits instants)


  • design


  1. design now!, charlotte et peter field (une présentation d'un certain nombre de designers contemporains - biographie, quelques images, quelques mots : pas du tout irréprochable selon moi, mais ce livre constitue une bonne entrée dans le design, par le biais des designers)
  2. prodesign (un manifeste très contemporain sur une vision du design parmi d'autres)
  3. il y aura l'âge des choses légères, kazazian (livre sur l'éco-conception, concevoir un objet qui aura plusieurs moments de vie)
  4. l'âge de l'accès, jeremy rifkin (livre d'économie: il n'y a plus d'objet mais des services, plus de marché mais des réseaux ... que de perspectives pour le design!)
  5. design, carrefour des arts (une approche très intelligente du design, par raymond guidot s'il vous plaît!)
  6. design, techniques et matériaux (là aussi raymond guidot, quatre textes sur les matériaux en design, leur histoire, leur présent, leur futur)
  7. toute la collection "les villages", éditée par les industries françaises de l'ameublement (des livres comme "design et gamme", "design et utopies", "confort et inconfort" qui fournissent un vrai regard de qualité sur des problématiques précises du design contemporain)



  • architecture


  1. apprendre à voir l'architecture, bruno zévi (très bon livre quant à l'attitude à avoir quand on regarde une architecture, très vite lu)
  2. construire la ville complexe (interviews et zoom sur une petite agence d'archi aux préoccupations très contemporaines et très intéressantes)
  3. xs, grandes idées, petites structures


  • philosophie de l'art

  1. ce que nous voyons, ce qui nous regarde, georges didi-hubermann (une étude sur le voir: on ne peut voir quelque chose sans être touché. dès lors deux réactions pour éluder ce fait: l'homme de la tautologie (ce que je vois est ce que je vois), et celui de la croyance (ce qui me regarde se résoudra plus tard) - comment sortir de ces deux fausses attitudes?)

  2. l'oeil et l'esprit, maurice merleau-ponty (une pensée absolument non-commune et contraire aux principes cartésiens et scientifiques de notre société, et redonne toute son importance au visible et au sensible, en en faisant une ontologie)

  3. l'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique, walter benjamin

  4. bacon, logique de la sensation, gilles deleuze (analyse d'un très grand peintre par un très grand philosophe, qui pour une fois parle DES peintures et non SUR LA peinture)
  5. Du mode d'existence des objets techniques, Gilbert Simondon (clair et abordable)

  • histoire de l'art


  1. On n'y voit rien, daniel arasse (sur le ton du récit, un récit subjectif sur plusieurs oeuvres)
  2. la vie des formes, henry focillon (comme son nom l'indique... un classique)
  3. Abstraction et Einfuhlung, Wilhem Worringer (extraits) (un livre sur la relation entre les formes produites par un peuple et l'état d'esprit de ce peuple)
  4. Idea, Erwin Panofsky (un bouquin du père de l'iconologie, pas le plus connu, mais très intéressant car il retrace l'histoire de "l'idée" dans l'art ... pour montrer qu'elle n'a rien avoir avec lui en fin de compte)

mercredi 4 juin 2008

programme limitatif

Dans l'actualité de la préparation à l'ens cachan, voici le programme limitatif d'histoire de l'art pour ceux qui passeront le concours l'année prochaine (nous) et l'année d'après (ceux qui arrivent et ont peut-être pris connaissance de ce blog):

"l'invention du design, entre arts&crafts et bauhaus".

A nos bouquins!

MàJ: des crédits des crédits!

Ce petit message pour informer les éventuels hésitants vis-à-vis de la prépa qu'elle est maintenant officiellement une formation bac+2 officielle!

Ce qui ne veut pas dire qu'elle dispense un diplôme, mais juste que la prépa C vient d'être la première à avoir été convertie au système des crédits ECTS, déjà appliqué par les universités mais pas par les autres prépas et certaines formations.

En pratique, cela veut dire que les écoles françaises et européennes pourront avoir un aperçu objectif du niveau de nos classes et que l'on n'aura plus à "marchander" pour ne pas retourner en première année alors qu'on a déjà 2 à 3 ans (pour les ex-mànaa) d'arts appliqués derrière nous.

Reste à savoir si des grandes écoles telles que les arts décos ou les ateliers, qui jusque là prennaient les prépas en première année, se plieront à ce nouveau système.


Enfin, pour être précis, cette introduction pose tout de même un problème en ce qui concerne les élèves qui n'ont pas un bon niveau.
En effet, toutes les matières doivent être validées pour que notre équivalence bac+2 soit effective à la fin des deux ans, mais alors que ce système marche pour les facs (où il n'y a "que" les partielles, et en plus des sessions de rattrapage, et que les notes, bien que j'ai beaucoup de respect pour ces formations, sont quand même plus avantageuses), il marche moins pour une prépa où la moyenne générale d'une classe normale tourne autour de 7.

Comme la prépa C est la première à s'être "convertie", elle est la première à se confronter au problème.
Reste à voir comment il se règlera, mais pour le moment, les élèves qui n'avaient pas le "niveau" ont eu tout de même une équivalence bac+1.

mardi 6 mai 2008

nous ne sommes pas morts!

juste ce petit message transitoire pour dire que ce blog n'est pas arrêté, mais juste légèrement mis entre parenthèse du fait d'un travail soutenu et d'une fatigue certaine!

Dernières nouvelles du front :

sujets du concours de l'ens de cette année:

  • philo: "l'art et l'espace"
  • c3d: un travail sur des volumes reflétés dans un miroir
  • expression plastique: "si près, si loin"
  • histoire de l'art: sujet sur le fonctionnalisme dur à définir ...
entretiens de cette année

apparement les candidats sont venus nombreux et le niveau est conséquent! tant mieux pour la promo qui vient! bonne chance aux lecteurs qui seraient en attente pour ce concours ou un autre!

lundi 7 avril 2008

Revigorée

Les résultats sont tombés.
Contrairement à l'année dernière qui voyait un très petit nombre de candidats se présenter à la prépa (89), les 13 places de la prépa de Lyon sont cette année convoitées par quelques 189 élèves aux dernières nouvelles, ce qui veut dire une cinquantaine de postulants sérieux en somme ...

Je renvoie les potentiels candidats à la prépa aux messages que j'ai réalisé sur l'entrée en prépa, en espérant que ça les aidera un peu....

Bonne chance à ceux qui se présenteraient cette année!

samedi 29 mars 2008

sites et ressources à propos de l'ens

Un petit complément à un précédent message sur les débouchés à l'ens, et pour en savoir plus.

Pour commencer et pour être plus concret, voici un lien vers le site "vitrine" des projets menés à l'ens dans le cadre de workshops (projets menés sur quelques jours):

http://www.design.ens-cachan.fr/


Qu'est-ce qu'une ens?

Il faut remettre le département design dans le cadre global des ens pour en comprendre l'esprit mais aussi la spécificité.

Les écoles normales supérieures sont donc des écoles publiques qui formnte des professionnels de haut niveau dans le domaine de l'enseignement et de la recherche principalement. Il y a quatre ens en France:

  • l'ens ulm: la plus ancienne et la plus côtée - spécialisée dans les sciences pures, que ce soit maths, physique fondamentale, histoire, philosophie, littérature, sciences sociales ...
  • l'ens de lyon: disciplines scientifiques (maths, biologie, physique, informatique ...)
  • l'ens de Lyon-Sciences Humaines (LSH): comme son nom l'indique ...
  • L'ens cachan: spécialisée dans les sciences techniques et appliquées
Plus précisément, les départements de l'ens cachan sont:

Les disciplines scientifiques :

  • MP ("mathématique et physique"), avec options MP ou MPI
  • informatique
  • PC ("physique et chimie"), avec options physique ou chimie
  • BCPST ("biologie, chimie, physique et sciences de la terre")
  • PSI ("physique et sciences de l'ingénieur")
  • PT ("physique et technologie")
  • TSI ("technologie et sciences industrielles")
  • post DUT-BTS, avec options génie mécanique, génie électrique ou génie civil

Les disciplines de sciences humaines et sociales :

  • droit, économie et gestion
  • économie et gestion (option 1)
  • économie et gestion (options 2, 3 et 4)
  • design
  • sciences sociales
  • langue étrangère (anglais)
  • EPS (Éducation physique et sportive)

Vous remarquerez que le design est classé comme une science, ce qui est à mon avis assez faux (de par son rapport à l'art, mais aussi et surtout parce que le design est avant tout une pratique et pas vraiment une discipline universitaire qui requiert un savoir).
Par contre, on comprend facilement que le design soit enseigné dans cette ens-là pour son côté "appliqué au monde concret" et sa dimension "pratique".

Le site de l'ens cachan:
http://www.ens-cachan.fr


Précisions sur le concours

Autre complément, voici un lien vers les sujets et les rapports de concours des précédentes sessions de l'ens:

http://www.ens-cachan.fr/version-francaise/admission/sur-concours/session-2008/annales-14029.kjsp?RH=1189432800237

Personnellement, c'est ce qui m'avait permis de vraiment comprendre où je mettais les pieds.

Je rappelle les différentes épreuves du concours:

Admissibilité:
  • dissertation de Philosophie de l'Art (4h, coef 4)
  • dissertation d'Histoire de l'Art (d'après un programme limitatif renouvellé tous les 2 ans) (4h, coeff 4)
  • épreuve de compréhension 3D (compréhension de volumes et d'espace complexes et retranscription en perspective) (4h, coeff 4)
  • épreuve d'expression plastique (expression libre devant explorer un thème donné, sur grand format) (6h, coeff 4)
Admission:
  • projet de design d'objet (10h, coeff 5)
  • projet de design d'espace (10h, coeff 5)
  • oral de soutenance objet (coeff 4)
  • oral de soutenance espace (coeff 4)
  • commentaire de texte en anglais (coeff 2)
En fouinant dans les annales, vous aurez plus de précision sur le contenu de ces épreuves

Voilà pour ces petits ajouts!
Les prochains posts devraient se porter plus sur Lamartinière et sur son esprit.

samedi 22 mars 2008

petit regard personnel


L'existence même de ce blog résulte d'une volonté d'information de ma part vis-à-vis d'une formation excellente à mes yeux mais en crise en ce moment, la prépa d'arts appliqués.
Cependant, je pense que ce serait utile de donner ici un petit regard, en ce mois de mars sur la manière dont je vois, moi, ces quelques mois que j'ai déjà passé au cinquième étage de l'esdra, dans le nid des prépas.Le premier de plusieurs témoignages d'élèves actuels ou anciens de prépa, qui rendront mieux la réalité et l'ambiance de cette classe particulière.

PS : désolé pour cette débauche de "je" et de "moi", mais, comme pour les posts sur les dossiers persos, c'est encore pour la bonne cause: à force de pudeur et de retenue, on en arrive à une absence totale d'infos et de témoignages sur ce que sont vraiment les formations d'arts appliqués, du point de vue du contenu, de l'ambiance, du niveau. Voilà pourquoi je vais me permettre d'être aussi subjectif et partial. J'espère que ce sera compris.


Premier point sur le travail:

Pour ma part je travaille environ 4h par jour en dehors des cours, que je répartis entre le midi et le soir. Des fois c'est plus, mais ce n'est jamais moins. Le week-end, c'est un jour et demi de boulot en gros. En charrette, c'est parfois tout le week-end, vendredi et dimanche soirs compris.
La prépa est une course de fond. On se fixe un planning assez strict qu'on suit plus ou moins, mais on se contraint à un certain rythme et à une certaine régularité.

Physiquement, cela signifie se coucher et se lever à peu près aux mêmes heures en semaine et le week-end pour garder un bon rythme biologique: pour ma part c'est minuit-7h, mais j'ai des copains de prépa littéraire qui descendent sous les 6h de sommeils sans fatiguer, cela dépend donc de la constitution physique de chacun. Faire des pauses les plus courtes possibles mais de manière régulière. Se mettre vite au boulot quand on rentre, vite se coucher quand on a fini.

Scolairement, cela signifie aussi pour moi s'astreindre à aller voir des boulots d'artistes, designers, architectes une heure par jour, à lire chaque jour un petit bout de chacun des deux bouquins que je lis à la fois, à toujours relire les cours de la journée passée et préparer ceux du lendemain, devoirs ou pas.

Proportionnellement, je consacre environ un tiers de mon temps aux devoirs qu'on nous donne, et les deux autres tiers aux lectures, à la culture, à la préparation de la deuxième année, et à mes projets persos.

En fait, les boulots à rendre sont assez légers (ça a l'air d'être aussi le cas pour des amis à moi qui sont en bts produit ou com), surtout quand on travaille bien en cours et qu'on est à l'aise avec les planches. On peut s'en tirer en arts appliqués en travaillant beaucoup moins que 4h par soir. D'autant que les notes ne s'en font pas ressentir tant que ça: quelqu'un qui bosse a de meilleures notes que quelqu'un qui ne bosse pas, mais pas tant que ça. En clair, les notes vont en général de 6 à 14-15, avec un grand nombre de notes autour de 11. Ca ne monte pas très haut et ça ne descend pas très bas, alors qu'il y a des fois de très gros écarts entre les projets: cela résulte de la stratégie de Lyon visant à encourager les plus faibles plutôt que de les enfoncer.
Ainsi, en bossant "en charrette" à deux jours des rendus certains arrivent à rester corrects, mais je pense que sur la longueur les différences se feront beaucoup plus sentir (à suivre en deuxième année...)


Sur la motivation:

Je suis un de ceux qui veulent absolument l'ens. Pour faire prof et travailler pour l'état bien sûr, mais aussi pour raisons pécunières qui font que je ne peux pas faire d'études à Paris sans ce salaire si intéressant. D'autre part, j'étais passionné par le dessin depuis tout petit et je me construis un projet et une ambition dans les arts appliqués depuis la troisième environ, je suis donc très très motivé.
Nous sommes 3 à vouloir vraiment l'ens dans ma classe, mais il faut rappeller que ma promotion est très particulière et que vous ne serez pas confrontés à cette situation si vous tentez l'an prochain: le fait d'avoir 9 généraux sur 13 élèves de prépa est très exceptionnel.


Sur la formation

Primo, la prépa de Lyon présente des profs très bons pour la plupart. Des gens vraiment intéressants qui vous apporteront beaucoup au niveau d'une manière de penser, d'une approche à la fois raisonnée et très ouverte, qui me satisfait beaucoup. Mention spéciale à l'intelligence et la pédagogie d'une prof qu'on a un peu en première année et beaucoup en seconde qui pour ma part suffit à justifier ma présence là-bas, et à quelques autres en théorie et en pratique qui valent vraiment leur pesant de cacao.

D'autre part, les cours sont vraiment passionnants. On regrette de ne pas avoir des journées de 48 heures pour aller lire tous les bouquins qu'ils nous disent de lire et approfondir tous les projets qu'on fait autant qu'il le faudrait, mais c'est quand même très jouissif. Toujours 6 projets en même temps, 5 lectures et cours scolaires et persos, 3 préoccupations plastiques sur "bon sang mais il va sortir ce style ou quoi", non vraiment, c'est super! Quand il y en a plus il y en a encore, et puis c'est tellement plaisant de se voir progresser semaine après semaine, mois après mois, "tiens je sais faire ça maintenant", "tiens mais mes peintures ont évoluées?!", "ah non dans ce bouquin le type dit n'importe quoi il n'a pas lu machin truc qui prouve exactement le contraire!".
Pour ma part, qui ai un caractère foncièrement polyvalent (jamais excellent, mais toujours bon et intéressé par tout), je m'épanouis complètement dans ce type de formation, qui serait un paradis si les élèves étaient un petit peu plus concernés et les débouchés un peu plus attrayants encore (du genre rentrer en troisième année dans les écoles, et non en première puisqu'on a quand même un bac+2) ... Mais la formation en elle-même et pour elle-même, est vraiment une chance et un privilège.


Equilibre personnel et créatif:


En rentrant en prépa pour ma part, ma grande peur était cependant liée à la réputation de "formatage" inhérente aux prépas que j'avais évité à tout prix auparavant dans le cadre d'établissements qui favorisaient grandement ce phénomène.
Or il est vrai que ça va très vite. Ce foutu désir de plaire ... qui vous change petit à petit en quelque chose que vous ne désiriez pas. Il faut avoir un grand recul vis-à-vis de ce qu'on fait, et un gros caractère (non pas être une de ces grandes gueules qui crient beaucoup et disent souvent non mais qui ne sont au final pas très originales): il faut toujours garder un regard critique et une envie, et essayer de ne pas trop s'aliéner et s'étouffer dans ce microcosme qu'est l'univers des arts appliqués.
Ma solution et ma stratégie est de garder à tout prix un pieds au dehors de tout cela. Cela passe par des passions que je satisfais qui ne sont pas directement liées au design (musique), mais aussi par l'entretien soigneux de relations avec des amis qui ne sont pas dans la création, ou encore plus fondamentalement par la poursuite de projets personnels en design et en arts à côté des cours.
Pour ma part je ne pourrais pas "survivre" sans penser à des projets qui dépassent le cadre des concours et des volontés des profs. Cela passe par des recherches sur le net, des lectures, mais aussi des projets réels que j'essaie de faire en partenariat avec des gens extérieurs à la prépa, pour m'obliger à ne pas abandonner, et pour éviter la consanguinité.
En discutant avec mes amis qui sont en bts, on est d'accord sur le fait qu'il est vital d'avoir des activités créatives hors du cadre scolaire, parce que quand l'apprentissage scolaire consiste à être créatif, on encourt le risque de créer scolairement.
Et puis, cela permet de se rappeler pourquoi on fait tout ça autrement que pour de l'argent et une carrière ...

débouchés 2.0 - autres formations

Suite de la mise au point sur les débouchés de la prépa.
Je vais vous donner des infos orientées prépa, mais pour des infos plus générales, voici trois sites d'arts appliqués très compétents:

http://www.lycee-pasteur.com/sitenational/artsappli.htm: site de toutes les formations en arts appliqués de l'éducation nationale

http://arts-appliques.blogspot.com/ : blog de leely, étudiante en com vi à Olivier de Serres, beaucoup de témoignages sur les formations, et un forum où l'on peut poser ses questions

http://www.quadrupleclic.fr/blog/: interviews d'étudiants en arts appliqués

Les débouchés et leur degré de faisabilité

La fac

C'était dans le passé la seule alternative à l'ens après la prépa. Grace à cette tradition, c'est la "porte de sortie" la plus sûre et un garde-fou pratique (et pas si nul et fermé qu'on le dit). On rentre en 3ème année en arts appliqués, ça semble se faire se faire sans grands problèmes. Attention toutefois pour ceux qui veulent faire profs, le capet d'arts appliqués est fermé, et il y a 11 places à l'agreg d'arts appliqués par an sachant qu'il y a 8 élèves de l'ens dans le tas qui ont eu 1 an de préparation exclusive aux épreuves ....
Autre note: apparement certaines facs d'arts plastiques proposent aux élèves de prépa de rentrer directement en première année de master arts plastiques, ce qui revient à "sauter un an" dans le cursus universitaire.

DSAA

Deuxième débouché normal mais déjà plus ardu à atteindre, le dsaa mène à une carrière de designer ou d'architecte intérieur. A noter: certains dsaa seulement sont vraiment bien préparés par la prépa. Petit panorama:

  • OUI: dsaa design d'espace ou de produit : pile dans la formation, en général c'est cela qu'on entend - dispensés à boulle à paris, à lamartinière à lyon, toulouse, marseille, etc.
  • OUI: admissions en interne dans les lycées où sont dispensées les prépas. Rappel
    • Duperré: design de mode et environnement
    • Arènes: dsaa design de produit
    • Lamartinière: espace, objet, textile
  • MOUI: dsaa textile ou dsaa mode et environnement, car ces dsaa sont assez polyvalents et même si l'on n'a pas de cours de mode ou de textile, un élève de prépa est assez bien adapté à ce genre de formation. Cependant c'est déjà moins logique, mais c'est particulièrement possible en interne
  • NON MAIS: les dsaa de com visuelle. Il semble que ce soit possible mais seulement pour les élèves qui sont venus en prépa après une formation en com visuelle de type bts.
  • NON: tout ce qui se fait à Oliver de Serres. Pour des raisons politiques qui nous échappent, cette école ne reconnaît pas le statut de bac+2 des prépas. Rien de plus à dire ou à espérer.

Ecoles du paysage

Je ne m'avancerai pas trop sur cette formation. Mais apparement, les prépas ont de vraiment bons résultats à ce concours là. La raison en est qu'il est surtout constitué d'épreuves théoriques et d'épreuves d'expression "sur le vif", et non d'épreuves de dossier perso, la grosse faiblesse de la prépa.

Ecoles d'archi ...

... ou la grosse magouille. En gros, on peut rentrer en 1ère, 2ème ou 3ème année après une prépa, mais c'est vraiment fonction de l'école et de l'élève. Certaines refusent toute équivalence, d'autres sont plus ouvertes, mais d'après ce que j'ai vu, cette équivalence est assurée pour l'école de Clermont-Ferrand, en voie pour celle de la Villette à Paris, mais pour les autres il faut voir. Ce qui coince souvent, ce sont les compétences techniques et infographiques qu'un élève de C possède pas ou très peu.

Arts décos de Paris (ENSAD), Ateliers (ENSCI), ECAL (à Lausanne)

Pour ces écoles on rentre en première année. La prépa de Lyon y introduit en moyenne 1 ou 2 élèves par an sur 4 ou 5 qui le présentent, ce qui n'est pas trop mal vu la difficulté et le taux d'entrée. La grosse faiblesse de la prépa concerne la constitution des dossiers personnels qui sont très vite formatés du fait du caractère de nos sujets "très cadrés", et aussi du fait que l'on n'a pas beaucoup de temps libre pour faire des choses de notre côté. D'un autre côté, pour ces concours, notre formation à l'oral, notre culture générale et artistique, et notre acclimatation aux épreuves en temps limités sont des très gros atouts.

Arts décos de Strasbourg

Cette école est beaucoup plus dans les cordes de la préparation C. Il semble que le taux d'entrée y soit vraiment bon. Jusqu'alors on y rentrait en 1ère année, mais il semble que ce soit en passe de changer et qu'on puisse bientôt intégrer en deuxième ou troisième année.

Autres formations artistiques


Des élèves de première et deuxième année ont de nombreux autres projets qui sont aussi faisables bien que peu tentés. Un petit aperçu:
  • ENSAT (scénographie au théâtre)
  • formations artisanales (type dma)
  • fac d'histoire de l'art
  • écoles de cinéma, de photos, ... (beaucoup moins évident sans de très grosses qualités et activités personnelles)
  • ...
Voilà grosso modo tout ce qu'il y avait à dire. Il faut quand même rappeler que le coeur de la formation en prépa est dédié à l'ens, même si la politique de ces formations est en train de changer et de s'ouvrir.
Particulièrement, le fait qu'il n'y ait ni infographie ni travaux personnels à montrer au concours de l'ens induit deux grosses tares correspondantes dans ces deux ans intensifs. Résultat: il faut être prêt à bosser encore plus, de soi-même, pendant les cours mais surtout pendant les vacances, pour faire des choses vraiment à soi et se mettre à niveau sur les points qui clochent comme l'infographie: ce qui est encore plus enrichissant pour un élève qui y croit parce qu'on ne peut pas apprendre de soi-même ce qu'on nous apprend en cours, mais aussi encore plus dur et aliénant pour des années où l'on devrait s'amuser...
Autant être honnête.

Résumé des différents concours

Voici pour finir un récapitulatif des différents concours et de leur compatibilité avec la prépa. Je ne me suis avancé que sur ceux que je connais. Pour le reste, il faudra chercher ...

ENS Cachan dep design

Places : 8 (16%)

Concurrents : 50

Admission : philo 4h, histoire de l’art 4h, c3d 4h, peinture 6h, design 10h, archi 10h, oraux, oral d’anglais

Compatibilité: totale

DSAA C Lamartinière

Places : 8 par spécialité (produit-espace)

Concurents : ?

Admission : dossier scolaire, dossier perso, entretien

Compatibilité: forte en objet et espace, moyenne en textile, nulle en com

Arts Décos Paris - Ensad

Places : 80 (4%)

Concurrents : 2000

Admission : épreuve de 4 jours, soutenance de l’épreuve et dossier de travaux, épreuve de culture gé, épreuve de création (2h), oral de soutenance et commentaire d’œuvre

Compatibilité: moyenne (entrée en première année)


Arts Décos Strasbourg - Esad

Places :

Concurrents :

Admission : dossier de travaux personnels et entretien, épreuves écrites de culture générale et de langue (4h), épreuve de création plastique (3h), oral de soutenance

Compatibilité: forte

Les ateliers - Ensci

Places : 30 (5%)

Concurrents : 600

Admission : dossier et travaux scolaires, journée de petites épreuves ludiques

Compatibilité: très forte dans l'esprit des deux formations, médiocre pour le concours (entrée en première année)

Ecoles du paysage

Places : 50% des candidats

Concurrents :?

Admission : épreuve à partir d’un site (description, expression plastique), oral structuré sur un sujet concernant le paysage

Compatibilité: forte

Le mot de la fin

Voilà pour toutes ces histoire de débouchés.
A titre personnel, ce que je retiens après une mànaa et une première année de prépa faites toutes deux de prospection et de discussions vis-à-vis de mon orientation, est que le plus important réside encore et toujours dans l'envie et la passion.
Quelle que soit la formation dans laquelle vous êtes, mànaa, bac sti, prépa, bts ou autres, et sa prétention à bien vous "préparer" à telle ou telle poursuite, cette formation ne pourra toujours que vous guider et vous épauler dans votre projet, mais ce sera toujours à vous de faire l'essentiel du boulot, à savoir "muter" pour être à la hauteur de ce à quoi vous prétendez.

Il y a une énorme nuance entre "j'aimerais bien faire ça" et "je veux faire ça"."je veux" est la condition sine qua non de n'importe quel projet ou ambition qu'on a, et cette ambition, cette passion, ce désir, est la base de tout le travail, la progression et le changement qui sera nécessaire pour arriver à ses fins. Ceux qui disent "j'aimerais bien faire ça" ne le font jamais. Ceux qui "veulent" ont cette passion littéralement vissée au corps, ils ne font pas la différence entre leur vie "de tout les jours" et les préoccupations qui les habitent une fois "au boulot" (que ce soit en cours ou pour des projets persos d'ailleurs). Littéralement, je pense qu'il faut vivre sa passion, et que la réussite des concours ou moins mesquinement (parce que les concours ne font pas tout) l'accomplissement de la vie de quelqu'un qui est dans cette optique passe par cela: littéralement ne faire qu'un avec sa pratique, avec ses projets, et la travailler au jour le jour, sans reculer de peur de trop progresser ou de trop "changer" à son contact.


Je sais que ce discours est très bateau, mais il est tellement vrai, et au final si peu appliqué par les gens! Il faut lui ajouter un certain réalisme vis-à-vis de ses projets, une certaine stratégie qu'on a toujours en tête et qui nous motive: "ok pour le moment je n'ai pas le niveau, mais je fais ça, ça et ça pour y arriver". Peu de gens ont la lucidité et le courage de se confronter au niveau à atteindre, et encore moins osent essayer de s'y frotter sérieusement et en se donnant les chances de réussir. On a toujours tendance à reporter les choses à plus tard, et pourtant, c'est dans le présent que les choses se font et se jouent.
Selon moi tout cela est vrai pour les études, pour les projets personnels qu'on a, pour la vie professionnelle ... alors autant l'intégrer le plus tôt possible: si vous avez une réelle passion et une ambition qui en découle, ne vous donnez pas d'excuses pour la manquer, décidez comment vous allez essayer d'y arriver et foncez! Vous aurez au moins essayé dignement ...

débouchés 2.0 - l'ens

Voilà un message de mise au point concernant les débouchés qui fait suite à celui qui avait été publié en début d'année. En effet, maintenant bien plus "dans le bain" qu'au début, je dispose de nouvelles informations qui modifient un peu la donne et que je n'avais pas avant, ou parce que l'on était mal informés, ou parce que les choses ont changé depuis.

Je vais donc énumérer à nouveau tous les débouchés de la classe
prépa au vu de ces nouvelles informations.

L'ens

Je rappelle que cette école est l'objectif standard de la prépa C. Pour résumer, on fait ses études en DSAA ou à la Fac en étant payé (1250 euros au début je crois, mais les années d'ancienneté commencent dès l'entrée à l'ens), puis on doit 10 ans à l'état, dans la majorités des cas en tant que prof, mais j'y reviendrai.

Comment?

On rentre dans cette école par le biais d'un concours très lourd et très spécifique inspiré des disciplines théoriques de l'ens passées par les élèves de prépa littéraires (types B/L ou A/L) mais adapté au design dans le contenu des épreuves.
En gros, un quart des épreuves est voué à la théorie, un autre à l'expression plastique et à la maîtrise de l'espace et des codes de représentation qui lui sont associés, puis la dernière moitié est consacrée aux arts appliqués en eux-même, à savoir le design d'objet et le design d'espace.

Il y a 8 places par an pour 50 à 70 candidats, considérant que seule la moitié de cet effectif est vraiment sérieuses (gens de prépa vraiment motivés pour l'ens, redoublants, dsaa qui repassent le concours après une prépa, ...). Pour une ens ce chiffre est ridicule sachant que par exemple le concours du département sciences sociales (prépa B/L) de l'ens Cachan propose 17 places pour presque 500 candidats!

Quelles études?

C'est là que j'ai le plus d'informations nouvelles.
Je vais tenter d'être clair.
La scolarité à l'ens dure donc 4 ans comme toujours. Elle a cependant été sérieusement normalisée selon un schéma qui est maintenant bien défini comme suit:

  • Année 1 et 2: obtention d'un bac+4 au dehors de l'ens cachan
  • Année 3: préparation à l'agrégation dans l'ens cachan et passage de l'agreg (75-80% de réussite)
  • Année 4: obtention d'un master, pro ou recherche, ou repiquage de la préparation à l'agreg si échec en année 3

En ce qui concerne les années 1 et 2 et l'année 4, on a le choix en gros entre 2 cursus qui correspondent d'une part à un cursus de praticien (designer) et prof dans les lycées (pré et post bac), ou à un cursus de théoricien qui mène au statut de prof de fac/chercheur sur le design.

Cursus praticien:

Années 1 et 2: dsaa suivants:
  • dsaa design de produits mobiliers à boulle
  • dsaa design d'espace à boulle
  • dsaa mode et environnement à duperré
  • (très exceptionnellement): dsaa com à estienne (note: apparement pas d'admission à estienne depuis des années, à moins d'avoir fait un bts com visuelle avant la prépa, cette formation est inaccessible vu que l'on ne fait pas ou très très peu de com en prépa)
Année 4: master pro à l'ens cachan où l'on reçoit un soutient pratique, théorique et matériel pour approfondir et développer un projet personnel pendant un an.

Cursus théoricien:

Fac d'arts appliqués à la Sorbonne. Il semble que depuis 1 ou 2 ans le niveau ait été VRAIMENT rehaussé et que cette formation est devenue très solide, avec des profs très compétents et un vrai développement. Les élèves de l'ens font souvent une formation parallèle à leur master d'arts appliqués pour la compléter, par exemple en philosophie ou en sciences sociales.

L'année 4 correspond au
master recherche, qui est un tremplin vers le doctorat qui est la continuation logique d'un parcours de théoricien.

La recherche en arts appliqués est encore à ses balbutiements, je ne sais même pas si des doctorats d'arts appliqués ont déjà été délivrés. C'est donc un domaine vierge qui ne demande qu'à être bâti, et cette perspective peut rendre plus attrayante cette voie qui est vraiment singulière à l'ens cachan.

En moyenne, 1 tiers des élèves de l'ens se dirigent vers un cursus théorique, les deux autres vers un dsaa.

Quels débouchés?

Le débouché naturel de l'ens est celui de prof: surtout en lycée en début de carrière, puis peut-être en bts/dsaa et en fac par la suite.

Cependant, les 10 ans du contrat sont dus à l'Etat et non à la seule Education Nationale. Les gens de l'ens disent donc que d'autres débouchés sont possibles, mais que c'est à l'initiative des normaliens qu'ils se crééront. Exemples qu'on nous a donné: scénographe pour l'état, participation à des études de prospective, univers des musées, valorisation de l'innovation, conseiller en design pour telle mission ou tel ministère ...
Attention cependant: ce ne sont que des possibles; pour l'instant, l'ens, c'est en majorité pour faire prof.

Cependant, il semble que beaucoup de professeurs d'arts appliqués aient une activité en dehors de leurs cours. La loi indique que l'on ne doit pas doubler son salaire avec ses activités annexes, mais rien de plus.
Ainsi, il est très possible d'être prof à mi-temps (9 heures de cours) et d'exercer à côté une activité de designer, de chercheur ou d'artiste. C'est le cas d'une partie des profs de lamartinière par exemple.


Voilà pour l'ens, dont les nouvelles informations calment quelques fantasmes mais apportent aussi quelques perspectives.
A suivre, les autres formations.

jeudi 20 mars 2008

design d'objet janvier






Un projet de design d'objet de première année rendu en Janvier.
Le sujet: revoir le principe de la mangeoire à oiseau avec des procédés et des matériaux qui font référence au caractère vernaculaire de l'objet de base.

Désolé pour la qualité des repro, photographies à l'arrache avant le décrochage des portes ouvertes ...

(planches: grégoire de fontaine)

mardi 18 mars 2008

histoire de l'art


Pour changer un peu des planches et parce qu'on fait aussi de la théorie, voici un exemple de sujet de dissert de première année en histoire de l'art.

mardi 5 février 2008

planches: volume






Fait en Décembre 2007
La demande: à partir de l'écoute d'un morceau et de sa retranscription graphique, mener un projet aboutissant à une structure en balza à vocation artistique ou pratique.

Pour cet élève, le projet a mené à une structure repère pour randonneurs dans l'Aubrac

portes ouvertes

Les portes ouvertes de l'esdra lamartinière auront lieu les 7 et 8 Mars prochains.
Au programme:
- bac aa
- mànaa
- prépa C
- bts com visuelle
- bts design produit
- bts design espace
- bts espaces de com
- bts mode option mode
- bts mode option textile
- dsaa com visuelle
- dsaa design d'objet
- dsaa design d'espace
- dsaa textile


Venez nombreux!

jeudi 17 janvier 2008

planches

Voici le premier post d'une série présentant quelques travaux faits en première année par la classe actuelle.

Pour commencer, voici un travail de design d'espace réalisé fin Novembre sur le thème de la trame.


la consigne: à partir d'un couple d'actions (ici s'engouffrer/s'arrêter), effectuer des recherches d'aménagements jouant sur une trame de 5X7 unités et utilisant des éléments très simples (pas de couleur, pas de textures ...)

A venir de nouveaux travaux dans d'autres matières!

(planches: lola diard)

vendredi 4 janvier 2008

Constitution du dossier: exemple de méthode et de réalisation

Voici un nouveau post afin de donner plus de précision sur la constitution de ce fameux dossier personnel qui est demandé non seulement en prépa, mais dans énormément de concours d'entrée pour des bts, écoles, etc ... Pour ma part cela m'a beaucoup travaillé lors de mon année de màn, car les demandes sont rarement précises pour les concours et on a du mal à savoir "choisir" ce que l'on montrera de soi ou pas. En fait, la majeure partie du défi est de trouver l'équilibre entre ce que vous aimez réellement et ce que l'on attend de vous, de façon à n'être ni trop "fermé" sur ce qui vous plaît, ni trop "formaté" par rapport à la formation.

Généralités

La première chose à dire est qu'il faut avant tout aborder ce dossier comme un élément d'argumentation qui servira avant tout à:

  • dans un premier temps vous rendre admissible dans le cas où le dossier soit demandé en préalable
  • dans un second temps appuyer le discours que vous aurez lors de l'oral(exemple basique: si vous dites que vous êtes passionné par la couleur, mais que ça ne transparaît pas dans votre dossier, il va y avoir un problème...)
Le dossier a ainsi le même statut que votre dossier scolaire, votre lettre de motivation ou que sais-je: renseigner les jurys sur qui vous êtes, ce que vous leur proposez pour faire valoir votre place dans l'école que vous briguez. Beaucoup de gens voient les concours "artistiques" comme des épreuves où l'essentiel est de se "lâcher", de se montrer sans concession: il y a de cela, mais je pense qu'on met beaucoup plus de chances de son côté en utilisant ses particularités et sa personnalités plutot qu'en la balançant sans aucun recul.

Donc, voici une méthode sans prétention qui a marché pour moi et qui marchera peut-être pour d'autres. Elle consiste à partir de ce qui est demandé et de ce que l'on est pour construire un discours cohérent avant de penser à la forme du dossier:
  1. définissez ce qui vous plaît en général et quelles sont vos "préoccupations" créatrices principales > ici, il faut faire la part des choses entre ce qui vous plaît et ce en quoi vous êtes le meilleur. Si les deux ne concordent pas, il faudra réussir à tourner cela à votre avantage en montrant que vous avez des capacités mais que vous "allez voir ailleurs quand même", mais en aucun cas faire ou un froid étalage de compétences ou une suite d'ébauches pas assez évoluées.
  2. définissez ce qui vous plaît dans l'école que vous cherchez à intégrer et les qualités que vous pensez nécessaires pour y rentrer: il ne s'agit pas de se calquer dessus en faisant un dossier correspondant à l'idée (sûrement fausse d'ailleurs) que vous avez d'un élève qui rentre dans l'école que vous voulez, mais plutot d'orienter vos productions personnelles pour que vous montriez que vous n'êtes pas non plus "à côté de la plaque".
  3. en fonction de cela, construisez ensuite une argumentation visant à montrer que d'une vous avez les compétences pour prétendre à rentrer dans l'école et un univers qui vous est propre, et de deux que vous êtes motivés et bien "dans le profil"
  4. A partir de cette argumentation, vous devriez voir immédiatement les travaux qu'il vous faut ou sélectionner dans ceux que vous avez déjà, ou créer en plus. D'autre part, votre argumentation orale devrait être déjà largement esquissée
Cette méthode structurée présente de nombreux avantages:
  • en construisant votre argumentation en même temps pour l'oral et pour l'écrit, vous êtes sûr que votre oral sera enraciné solidement dans ce que vous montrerez et qu'il n'y aura pas d'incohérences
  • en basant vos productions sur un discours déjà établi, vous savez où vous allez quand vous créez des travaux supplémentaires: plus d'angoisse de la page blanche (ou moins)
  • Le fait de savoir pourquoi on fait tel boulot (en quoi ça va nous aider pour rentrer dans l'école de nos rêves) plutôt que de naviguer à vue motive énormément, croyez-moi
Attention cependant à garder une certaine spontanéité dans ce que vous faites: laissez de la place aux trucs imprévus, à des idées et des boulots n'ayant pas leur place dans votre argumentation première mais que vous trouvez vraiment très interressants à montrer.

Exemple de dossier perso


Après la théorie, voici un exemple de constitution de dossier afin d'éclairer ce qui a été dit.
Avant toute chose, je montre mes boulots parce que c'est eux dont je peux parler le mieux et qu'ils ont été faits selon cette méthode que je viens d'exposer, et pas pour me la péter ou prouver je ne sais quoi. J'espère que vous, lecteurs de bonne foi, êtes assurés de mes bonnes intentions.

Je vais poster les différentes étapes ayant abouti à la constitution d'un dossier destiné à présenter les 3 prépas et des bts à Olivier de Serres que je n'ai finalement pas passés (ayant été pris en prépa).

Pour la constitution des planches, la prépa en demandait une vingtaine (c'est la taille moyenne d'un dossier) constituant un panorama équilibré de dessin, de recherche plastique et d’arts appliqués.


Première étape: introspection et stratégie

Je vous épargnerai cette étape nécessaire mais trop égocentrique pour être montrée. Pour ma part, j'ai essayé de mettre en avant un profil qui correspondait à quelqu'un de polyvalent et curieux, s'intéressant à tous les domaines des arts appliqués et ayant un bagage technique convenable (coup de bol, cela correspondait au profil de la prépa mais aussi à ce que je suis vraiment)

Deuxième étape: préparation de l'argumentation

J'ai ensuite réfléchi à ce que je voulais montrer de moi, et dégagé trois grandes parties: technique, expression et arts appliqués. Puis j'ai construit succintement à l'écrit une ébauche d'argumentation sur ce qu'allait apportait chacun des travaux faits ou à faire:

o Quelle était la consigne ? Qu’est-ce que j’ai fait ?

o Qu’est-ce que j’ai appris ? Qu’est-ce que ça m’a révélé de ma personnalité ?

o Qu’est-ce que ça m’a posé comme question (remises en question, questions nouvelles) ?

1. Dessin : études de doc animaux et crayon de couleur, perspective

§ Travaux d’observation et de concentration

§ Améliorer ma main> améliorer ma maîtrise des outils et moyens de représentation

§ Améliorer mon œil > mieux percevoir mon environnement

§ J’ai pris l’habitude de réaliser l’analyse de ce que je vois

2. Recherche d’écriture : Graphisme, carnet de croquis

§ Exercices d’observations avec expérimentations de moyens de représentation

§ Elargi mon horizon graphique par rapport aux dessins que je faisais avant

§ Apprendre à chercher graphiquement

§ Engager recherche de la ligne

3. Observation et introspection : Etude d’image

§ Relevé d’états plastiques et sentimentaux de deux images

§ Subtilité observation

§ Dégager une production expressive et personnelle de cette étude > réutilisé à différents niveaux dans les projets que j’ai montré

§ Questionnement et recherche personnelle

4. Basic design, design d'objet: Filtrer la lumière, filtrer le regard

§ Etude des caractéristiques graphiques et volumiques des cactus > création de motifs et reliefs> conception et fabrication d’un moucharabieh

§ Mener un projet d’arts appliqués du début à la fin

§ Recherche par le volume

§ Créativité basique

5. Design de communication: Centre d’archéologie

§ Créer un logotype pour un hypothétique centre d’archéologie

§ concepts et expérimentations, puis mise au point à partir d’une des pistes

§ Mettre en relation des concepts/principes avec un langage plastique abstrait et premier

§ aspect ludique et très créatif de la cuisine qui m’a passionné (curieux)

6. Design d'espace: Côté cour, côté jardin

§ Réaménager l’espace de notre cour (design d’environnement)

§ Etude du lieu, puis création personnelle et enfin réalisation en équipe

§ Principe du jeu dans l’espace > ludique dans la démarche et dans le projet >danger de perdre l’utilisateur : table point de repère dans l’espace, de la signalétique et aussi en tant qu’objet

§ Aborder le design globalement > sans frontières > prépa

§ Faire une maquette

§ Améliorer mon expérience de la pratique du travail en équipe (musique)

§ Rapport à l’espace et recherche en volume, recherche par le volume


Troisième étape: réalisation et arrangement des travaux

Il ne me "restait" enfin plus qu'à arranger les travaux déjà fait et réaliser ou refaire les autres. Voici pour exemple une mise en commun de ces travaux et de l'argumentation que j'avais réalisé en premier:

1. Dessin : études de doc animaux et crayon de couleur, perspective


§ Travaux d’observation et de concentration

§ Améliorer ma main> améliorer ma maîtrise des outils et moyens de représentation

§ Améliorer mon œil > mieux percevoir mon environnement

§ J’ai pris l’habitude de réaliser l’analyse de ce que je vois

2. Recherche d’écriture : Graphisme, carnet de croquis







§ Exercices d’observations avec expérimentations de moyens de représentation

§ Elargi mon horizon graphique par rapport aux dessins que je faisais avant

§ Apprendre à chercher graphiquement

§ Engager recherche de la ligne

3. Observation et introspection : Etude d’image

§ Relevé d’états plastiques et sentimentaux de deux images

§ Subtilité observation

§ Dégager une production expressive et personnelle de cette étude > réutilisé à différents niveaux dans les projets que j’ai montré

§ Questionnement et recherche personnelle

4. Filtrer la lumière, filtrer le regard


§ Etude des caractéristiques graphiques et volumiques des cactus > création de motifs et reliefs> conception et fabrication d’un moucharabieh

§ Mener un projet d’arts appliqués du début à la fin

§ Recherche par le volume

§ Créativité basique

5. Centre d’archéologie


§ Créer un logotype pour un hypothétique centre d’archéologie

§ concepts et expérimentations, puis mise au point à partir d’une des pistes

§ Mettre en relation des concepts/principes avec un langage plastique abstrait et premier

§ aspect ludique et très créatif de la cuisine qui m’a passionné (curieux)

6. Côté cour, côté jardin









§ Réaménager l’espace de notre cour (design d’environnement)

§ Etude du lieu, puis création personnelle et enfin réalisation en équipe

§ Principe du jeu dans l’espace > ludique dans la démarche et dans le projet >danger de perdre l’utilisateur : table point de repère dans l’espace, de la signalétique et aussi en tant qu’objet

§ Aborder le design globalement > sans frontières > prépa

§ Faire une maquette

§ Améliorer mon expérience de la pratique du travail en équipe (musique)

§ Rapport à l’espace et recherche en volume, recherche par le volume



lundi 26 novembre 2007

comment on y rentre

Il y a trois prépas C en France dans trois écoles et trois villes différentes :

· ESAA Duperré à Paris (18 places pour 130 demandes environ)

· ESD « les arènes » à Toulouse ( 18 places, je ne sais pas combien de demandes)

· ESDRA Lamartinière-diderot à Lyon (13 places pour 150 demandes environ)

Provenance

On peut intégrer cette formation en venant de 4 domaines différents :

· Bac STI Arts Appliqués

· Formation générale (bac général L, ES ou S, une année de fac ou de prépa dans un domaine de préférence littéraire ou artistique)

· Mise à Niveau en Arts Appliqués

· BTS d’arts appliqués (communication visuelle, design produit, design d’espace, design de mode, …)

Pour exemple, voici la composition de ma classe, soit dit en passant pas représentative des compositions habituelles pour cette formation :

· Une terminale STI arts appliqués (une exception, d’habitude il y en a beaucoup plus)

· 2 mànaa (là aussi, normalement 40 % des classes)

· Une fille qui a fait mànaa puis un bts design textile

· Un ancien élève en graphisme à l’école Saint-Luc de Bruxelles

· 3 terminales L arts plastique

· Une terminale L

· Deux terminales S

· Une ancienne élève de fac d’anglais

· Un ancien élève de prépa littéraire AL

Le concours : infos et conseils

Pour chacune des prépas, l’admission se fait en deux étapes :

· Présélection sur le dossier scolaire

Sélection sur entretien avec présentation de travaux personnels

Pour le dossier scolaire, rien à dire sinon qu’il vous faut de bonnes notes et de bonnes appréciations à peu près partout, particulièrement dans les matières littéraires et artistiques si vous en avez.

Pour l’entretien maintenant, voici quelques conseils :

Pour la constitution des planches (il en faut une vingtaine), le mieux est de fournir un panorama équilibré de dessin, de recherche plastique et d’arts appliqués si vous en avez fait.

·Pour le dessin (si vous savez dessiner, sinon c’est quand même l’occasion de vous y mettre !) : 4-5 pièces, travaux de dessin d’observation, de préférence « académiques » (« réalistes » : études de documents, perspectives, modèle vivant …), avec des techniques les plus variées possibles. Joindre un ou plusieurs carnets de croquis est très bien vu, car par ce biais pas de triche possible, vous vous montrez sans artifices.

· Pour la recherche plastique : montrer que vous êtes très ouverts, malgré la maîtrise technique que vous pourriez avoir. Variez le plus possible les sujets, les supports et les rendus, mais ne trichez pas avec vos préoccupations (exemple : inutile de mettre un tableau « abstrait » parce que ça fait cool si vous avez toujours fait de la BD : mieux vaut dans ce cas montrer que votre pratique de la bd est très ouverte et que vous cherchez sans cesse de nouveaux modes d’expression en présentant des planches de recherches variées et fournies … vous voyez la chose). Ce ne doit pas être n’importe quoi, il vaut mieux un ou deux projets avec une vraie démarche derrière et une vraie profondeur qu’une foule de travaux disparates.

· Pour les arts appliqués : pour ceux qui en ont fait, il faut montrer que (même si vous préférez un domaine en particulier) vous êtes à l’aise dans tous les domaines des arts appliqués. Ils recherchent en vous un potentiel et une capacité à aborder tant bien que mal n’importe quel projet de manière intelligente et créative, rien de plus, rien de moins. Pour ces planches, ce que vous en dites est très important, on juge plutôt vos capacités réflexives et d’autocritique que l’intelligence de vos projet ou le rendu de vos planches.

Pour l’oral :

· Ne pas paraître formaté et faire apparaître votre « originalité » graphique et créative (au niveau de la démarche) avant tout

· Deux types de préoccupations dans les projets d’arts appliqués : préoccupations plastiques et esthétiques, et préoccupations fonctionnelles et comportementales > ne sous-estimer aucune des deux, bien faire la différence mais aussi mettre en avant leur imbrication (> tout l’intérêt du design)

·Préparer les questions que l’on pourrait vous poser sur vous (pourquoi vous avez choisi la prépa, les arts appliqués, qu’est-ce que vous pourriez apporter à une classe …)

· Pour l’argumentation sur les travaux : aller plus loin que la simple description, réfléchir sur les implications et les motivations de vos choix (dans le cadre d’éventuels futurs profs, on cherche des orateurs et des personnes capables d’expliquer les choses)

· Ne pas vous présenter comme un produit fini : c’est un potentiel et une personnalité en construction que vous devez montrer avant tout

·Ne pas vous calquer sur votre préparation, être fluide et attentif à votre public, ne pas vous démonter si on vous « titille »

Qualités

Indépendamment de l’entrée en prépa, sachez que certaines qualités sont indispensables pour pouvoir la mener dans de bonnes conditions. La principale est d’avoir des capacités dans trois domaines qui sont très différents et qui correspondent grosso modo aux trois domaines enseignés en prépa :

·Le domaine artistique (qualités requises : expérience artistique même minime, sensibilité à l’Art et compréhension de ce qu’est l’expression plastique, culture assez fournie dans ce domaine)

· Le domaine réflexif (qualités requises : capacité à la réflexion abstraite, amour de la connaissance, capacité à lire et comprendre des livres « pointus », amour de la réflexion)

· Le domaine pragmatique et pratique (qualités requises : facilités dans les activités manuelles –dessin mais pas seulement, autonomie, volonté, capacité de prises de décision et de choix, aptitude au travail d’équipe)

C’est la grande difficulté de cette formation que de demander à ses élèves d’être à la fois « intellectuels », « sensibles » et « pragmatiques ». Si vous ne pensez pas avoir toutes ces qualités, ce n’est pas un drame, mais sachez que si vous êtes pris vous devrez absolument travailler sur les domaines où vous pêchez parce que cette polyvalence est indispensable pour ne pas trop galérer.

En plus de cela, inutile de dire qu’un bon niveau en dessin aide beaucoup même s’il n’est pas indispensable (l’année commence comme si personne ne savait dessiner … mais ça évolue trop vite pour que cette affirmation ne soit pas un brin malhonnête de la part des profs! C'est d'ailleurs tout aussi vrai dans certaines mànaa...)

les débouchés

En théorie la classe prépa à l’ENS Cachan C, prépare, comme son nom l’indique, le concours d’entrée à l’ENS Cachan département design. Cette formation, sur laquelle nous allons revenir, est en gros le premier maillon pour devenir professeur dans le domaine des arts appliqués (ne partez pas tout de suite, vous allez voir ce n’est pas aussi nul que d’être prof de maths en collège).

En pratique, la prépa aujourd’hui prépare en fait à tous les concours d’entrée en troisième année possibles en arts appliqués, donc dans des écoles et des formations très variées. Celles-ci sont :

· Troisième année de licence d’arts appliqués, d’arts plastiques ou d’histoire de l’art en fac

· DSAA dans tous les domaines des arts appliqués (objet, espace, communication visuelle, textile, mode) à Paris, Lyon, Roubaix, Toulouse ou Marseille

· Ecoles des arts décoratifs de Paris (ENSAD) et Strasbourg (ESAD)

· ENSCI-les ateliers

· Ecoles d’architecture (admission en première, deuxième ou troisième année selon les écoles et les élèves)

· Ecoles du paysage de Versailles et Bordeaux

· Ecole des gobelins, cinéma d’animation (pour le niveau en dessin, il faut quand même dire qu’un gros travail personnel est à fournir en supplément)

· ECAL à Lausanne

· Ecoles de design et d’arts appliqués à l’étranger

Un des avantages de la prépa contrairement à ce que l’on pourrait croire vis-à-vis de son but premier, est qu’elle offre le nombre de perspectives différentes le plus grand après une formation de niveau bac+2.

La formation à l’ENS

Il y a 8 places par an à l’ENS. Compte tenu des 60 candidats qui se présentent chaque année, ce n’est pas si inaccessible que ça en a l’air.

Chaque élève est payé 1200 € par mois et commence juridiquement à travailler au moment de son intégration à l’ENS (retraite, retraite …). En contrepartie, il devra travailler 6 ans dans le service public (en général en tant que prof) pour rembourser ses études.

Les études ne se font pas à l’ens au début. Elles durent 4 ans, dont 2 ou 3 sont passées dans une autre école. Les formations possibles (toutes à Paris par nécessité) :

· Master d’arts appliqués à la Sorbonne

· DSAA mode et environnement à Duperré

· DSAA design de produit à Boulle

· DSAA design d’espace à Boulle

· DSAA design de communication à Estienne

· Après un DSAA, master de design à l’ENS Cachan

Exceptionnellement, d’autres parcours sont parfois possibles (DSAA à l’esdra Lamartinière-Diderot par exemple, ENSAD-les arts décos ou ENSCI-les ateliers : moins vrai récemment, mais ça va peut-être rechanger).

La quatrième et dernière année est consacrée à la préparation de l’agrégation d’arts appliqués, au sein de l’ENS Cachan.

Pour ce qui est des débouchés de l’ENS, il y a en gros deux profils de normaliens en design :

· Les agrégés designers : profs en bts et dsaa ou en écoles, ils sont avant tout praticiens et sont parfois en même temps professionnels

· Les professeurs-chercheurs : profs en université, ils font de la recherche en plus de l’enseignement

la prépa de lyon

Le gros point fort de la prépa de Lyon est sa mentalité. Il n’y a pas d’élagage entre la première et la deuxième année, et les professeurs nous engagent dès le début à se placer dans une optique d’apprentissage, d’entraide et d’émulation plutôt que de compétition, ce qui est d’ailleurs plus efficace dans les faits que d’autres méthodes (regarder le chapitre résultats). En résultent de très bonnes relations entre tout le monde, et une ambiance à la fois studieuse et apaisée.

Le deuxième atout que nous avons est le nombre d’élève par promo. A 13 élèves par an, inutile de dire que personne n’est laissé à la traîne ou sur le carreau. On a presque l’impression d’un suivi personnalisé pour chaque étudiant, et ceci couplé à la densité de la formation permet de faire de la prépa un véritable tremplin pour améliorer ses capacités, acquérir des connaissances et développer ses projets et sa personnalité.

Enfin, le dernier bon point de Lyon est ses professeurs : ils sont tous extraordinaires. Trois des neufs profs que nous avons se consacrent à plein temps aux 26 élèves de la prépa et nous aident par vents et marée horaires ou pas, alors que les autres même si nous les voyons moins souvent remplissent admirablement leur fonction. Ils sont exigeants, mais toujours là et jamais « bêtement méchant » (réputation des prépas dans les autres domaines). Chaque remarque, même si elle est dure, est juste et constructive et c’est vraiment dans le but de nous faire progresser que chaque prof nous prend en main. De plus, parmi les trois professeurs « principaux » que nous avons deux sont maris et femmes, et il en résulte non seulement un très grand travail d’équipe mais en plus une ambiance très familiale (les profs sont appelés par leurs prénoms, ils aident les étudiants pour n’importe quel problème même hors du cadre scolaire) qui ne fait que faciliter notre imprégnation dans les études.

En clair, il règne à la prépa de Lamartinière-Diderot une très bonne ambiance et un climat d’exigence bienveillante, dans le sens où on nous pousse plus qu’on ne nous casse pour réussir, et c’est vraiment un plaisir de progresser et d’apprendre sans la douleur et les pleurs qu’on nous prédit d’habitude pour les études supérieures réputées « difficiles ».

avantages et inconvénients

Ce que l’on acquiert

· Importante expérience en expression plastique et maturité personnelle dans le domaine artistique

· Très grosse culture dans le domaine artistique, et culture transversale assez fournie en philosophie, en sciences humaines et dans le monde de l’ingénierie (matériaux, procédés de fabrication… ce n’est pas non plus math sup math spé mais quand même)

· Connaissance de la plupart des techniques en arts appliqués (dessin, infographie, constitution de planche, connaissance des terminologies) et sensibilisation poussée à chacun de ses domaines (objet, espace, image, mode)

· Méthode « tout-terrain » pour les arts appliqués, et capacité à s’adapter à n’importe quel domaine ou sujet dans le cadre d’un projet de création, à apporter un regard critique et des idées personnelles

Les inconvénients

  • La prépa ne sanctionne pas ses études d’un diplôme : on obtient juste une équivalence bac+2, mais rien n’est acquis à la sortie. Une nuance cependant : depuis 20 ans jamais aucun élève qui ne le souhaitait pas n’a pas trouvé de débouché à la sortie.
  • Dans la même veine, il est pratiquement impossible de pouvoir prétendre travailler à la sortie de la prépa. Les enseignements ne sont pas professionnels, et cette formation est conçue pour obligatoirement continuer ses études après, non pour se préparer directement à un métier. Cela peut en frustrer ou en effrayer certains.
  • Le dernier inconvénient de la prépa est le microcosme qu’elle créée. Nous ne voyons sommes toutes que 35 personnes (1ères, 2èmes années et profs) la plupart de la journée et on ne voit pas d’autres horizons si l’on ne se bouge pas les fesses. C’est d’ailleurs un peu la même chose pour le temps libre, prépa, prépa, les profs nous appellent chez nous pour nous donner des infos, on est toujours dans les mêmes projets, on travaille avec les mêmes références, le moins qu’on puisse dire est qu’on est très encadré, voire trop pour certains. Après, avec un peu de volonté, on peut s’émanciper de ce carcan et garder le bon de la formation tout allant voir ailleurs et en développant SES petites affaires à soi (développer ses projets et ses idées persos, garder ses amis et ses passions, même si elles ne sont pas approuvées par l’univers dans lequel on évolue). Une question de maturité pour ne pas se faire bouffer en sommes, mais je pense que c’est pareil dans n’importe quel domaine d’études.

Les cours

A Lyon, nous avons en première année 36 heures de cours par semaines plus une colle (interrogation orale) par semaine en design produit et environnement et en anglais. En tout sans les colles, cela fait 11 matières et 9 profs pour 13 élèves par promo. En gros, la formation repose sur quatre pôles très différents :

· Langage et expression plastique

· Compréhension en trois dimensions

· Arts Appliqués

· Théorie et réflexion

L’avantage de cette diversité, outre les débouchés très variés qu’elle permet, est que l’on est vraiment formé pour devenir des créateurs complets, qui ne butent sur aucun obstacle durant un travail, qu’ils soient artistiques, techniques ou culturels. De plus, la pluridisciplinarité de la formation permet d’apprendre à contourner les difficultés en les abordant sous des angles inédits et à travailler sur tous les fronts en même temps pour régler un problème.

Voici le détail des cours et leur description subjective et empirique :

Langage et expression plastique

Graphisme(4h)

En fait un atelier porté sur l’image en général, qui fait beaucoup penser à la communication visuelle, le besoin d’utilité en moins : vidéo, photo, dessin, graphisme par informatique. En première année, l’accent est mis sur la recherche d’un langage personnel par le biais de la photo, du croquis et de la manipulation d’image, puis à partir de Février sur le dessin de nu que l’on pratique 4h par semaine. Enormément de références à aller explorer entre les cours dans tous les domaines de la création contemporaine (à la prépa de Lyon, le cours de graphisme est donné par une professeure de mode très calée, l’enseignement est très transversal et procure une grande souplesse d’esprit).

Couleur et peinture (4h)

C’est en fait un cours sur les fondamentaux du langage pictural figuratif ou non, qui sert dans beaucoup d’autres domaines et donne de très bonnes bases pour n’importe quel type de création : on apprend à effectuer des recherches autour de principes plastiques très conceptuels, et ces recherches retombent après sur notre pratique dans n’importe quel domaine. L’accent est vraiment mis sur la compréhension de ce qu’est ce langage : exercices de peinture sur très grand format, photographie, et très grand enrichissement de la culture personnelle par des tonnes de références à aller explorer entre les cours.

Volume (4h)

Le cours permet d’aborder les problématiques spatiales et les particularités du langage plastique dans l’espace à travers divers moyens : pliages, sculpture, legos, maquettes, dessin. Ce cours est très utile en design produit et espace, car il permet d’appréhender simplement et « purement » les problématiques tournant autour des formes dans l’espace sans encore s’encombrer de fonctions et d’usages.

Arts appliqués – Design global

Compréhension 3D (6h en tout)

Ce cours est donné par 3 professeurs différents qui nous enseignent 3 facettes de la même discipline. Celle-ci consiste à savoir se représenter mentalement et savoir représenter des espaces et des volumes complexes. C’est une vraie discipline de logique et de réflexion qui est très utile quand on l’applique au design et qui permet d’avoir une meilleure conscience des choses et aussi un meilleur niveau en dessin « volumique » (architectures, nu, dessins de type dessin animé …).

Les trois cours sont:

>dessin technique: on apprend toutes les conventions internationales relatives à ce mode de communication, et par là-même on pratique beaucoup de géométrie dans l'espace

> perspective: comme son indique, le cours commence par un apprentissage très rigoureux de la perspective. Par la suite, on dérive progressivement vers des problématiques très proches de l'épreuve de C3D de l'ens cachan, à savoir des volumes dans l'espace à visualiser mentalement et à retranscrire sous un autre angle, dans un contexte urbain ... très vite et très juste

>étude de cas: on étudie des objets et le processus qui a mené à leur création. Une sorte de projet à l'envers. Par ce biais, on travaille aussi énormément la communication visuelle des planches (composition, utilisation des moyens conventionnels, entraînement au dessin rough)

Compréhension 3D : Perspective (2h)

Dans ce cours on apprend à réaliser des perspectives coniques de scènes de plus en plus complexes, absolument justes dans les proportions et les échelles, et à savoir les monter très vite (en vue d’une des épreuves du concours de l’ens réputée extrêmement difficile : la compréhension 3D). Indispensable pour le design d’espace et très utile pour les croquis. La professeure de ce cour fait aussi réaliser aux élèves une fois par an un projet d’équipe en relation avec une autre section de l’école (principalement bts design de produit), sans rapport avec la perspective, mais très enrichissant.

Compréhension 3D : Dessin technique (2h)

On apprend les fondamentaux du dessin technique, ses normes et ses pratiques. En clair, dessin de pièces industrielles et de plans. On nous demande par exemple de réaliser les vues en plans d’après une vue d’un objet en perspective, ou l’exercice inverse : outre les codes et usages à apprendre qui sont un peu barbants, c’est une très bonne gymnastique mentale, et ça rappelle le côté ludique de la géométrie dans l’espace (pour les S) les chiffres et les théorèmes en moins.

Compréhension 3D : Analyse (2h)

On étudie des objets ou des espaces par le dessin en révélant leurs diverses caractéristiques constitutives. Durant ce cours, on nous initie aussi au packaging et à la réalisation de modes d’emploi et d’origami, toujours dans l’objectif de nous faire devenir des pros de la compréhension de l’espace en vue du concours. Très utile pour la création parce que le fait d’étudier d’autres objet donne des idées en pagaille.

Design de produit (4h)

On réalise des projets de design d’objet qui visent surtout à nous faire acquérir une méthodologie de recherche design applicable dans n’importe quel domaine. En clair, les connaissances techniques sont moins grandes que pour un bts design produit mais on a par contre de très bonnes capacités en analyse et en recherche « pure ». Cette approche est très intéressante, et on peut toujours acquérir le bagage technique par la suite si on se dirige vers l’objet.

Design d’environnement (4h)

Par environnement, on entend un domaine très large : architecture intérieure, petite architecture, architecture éphémère (stands, vitrines), paysagisme, scénographie (expositions, magasins, théâtre et cinéma). Là aussi, on apprend surtout une méthodologie de recherche qui nous permet de faire face à n’importe quelle situation. Le professeur est très strict, mais on en ressort avec une vraie méthode et des connaissances solides dans ce domaine.

Vous remarquerez, qu’il n’y a pas de cours de design de communication, mais en fait les professeurs sont très exigeants au niveau de la présentation de nos travaux et les sujets sont toujours tournables dans un sens plutôt « graphique ». Les graphistes ne sont donc pas exclus de cette formation, même s’ils n’ont pas un cours attitré en relation avec leur passion (edit: après quelques mois de cours, je me dois de nuancer cette affirmation: en fait, quelqu'un qui se dirige vers la com va vraiment devoir bosser à côté, parce que cette exigence vis-à-vis des planches ne va pas si loin que ça, et que les profs sont en fait très peu compétents et pas intéressés pour ce domaine).

Théorie et réflexion

Histoire et théorie de l’Art (4h)

Cours très costaud traitant de tous les domaines de la création (peinture, sculpture, architecture, arts appliqués) de l’antiquité à nos jours, avec un très haut niveau de réflexion et beaucoup de lectures à effectuer. En première année on étudie l’histoire de l’art (architecture, peinture et arts appliqués) jusqu’à la fin du XIXème siècle, puis en deuxième année on étudie le XXème siècle et le programme limitatif fixé par l’ens tous les deux ans pour le concours (exemples de programmes limitatifs : le fonctionnalisme de l’entre-deux guerres, la sculpture minimaliste dans les années 60, la naissance du gratte-ciel dans les années 1900, les photographes américains et la crise de 1930). Pour information, normalement le niveau acquis en fin de prépa est supérieur à celui d’une licence d’histoire de l’art. Mais la difficulté des cours est à la hauteur de cet objectif un peu prétentieux…

Philosophie générale de l’Art (4h)

Un cours de philosophie générale qui se rabat assez vite sur des problématiques propres à la création. Attention, il ne faut pas croire que c’est un cours hyper spécialisé et hyper fermé, au contraire on traite d’énormément de domaines, bien qu’ils soient toujours mis en relation avec ces problématiques. En ce qui concerne les exigences, par comparaison la somme de connaissance à acquérir est légèrement inférieure à celle d’une classe prépa littéraire, mais le niveau de réflexion et de méthode requis est le même. Pour notes, le professeur de philo de la prépa de Lyon est extraordinaire et ses élèves obtiennent toujours la meilleure moyenne au concours de l’ens.

Anglais (2h puis 3h)

Un cours de langue orale assez soutenu malgré le petit nombre d’heure. Nous sommes encouragés à nous former aussi en dehors des cours, le bilinguisme est absolument indispensable dans le domaine des arts appliqués.

prépa C ... c'est quoi?

Quand on entend "prépa", les premiers mots qui viennent à l'esprit sont "matsupmatspé" ou "cagnipocagne", et pourtant il en existe une multitude d'autres dans beaucoup de domaines, dont les arts appliqués. Dès lors on pense mànaa ou prépa privée et puis point, alors qu'une troisième petite mais pourtant très ancienne existe aux trois coins de la france: il s'agit de la prépa à l'ens cachan C, parfois appelée khagne artistique ou alors seulement prépa arts appliqués.

Présentation

La classe préparatoire à l’ens cachan département design est la seule « vraie » classe préparatoire de l’éducation nationale dans le domaine artistique. Après un bac général ou STI Arts Appliqués, une MàNAA ou un bts d’arts appliqués, elle fournit une formation globale dans le domaine des arts appliqués et du design global, au sens où tous les domaines du design (espace, objet, et un p'tit peu image) sont enseignés en même temps. Il y a trois classes de 13 à 20 élèves en France, soit en tout une centaine d’élèves par an premières et deuxième années confondues : voilà pourquoi elle est si confidentielle. Voici donc informations, conseils et avis au sujet de cette petite mystérieuse …

samedi 24 novembre 2007

arts appliqués: qu'est-ce que c'est?

Avant toute chose, et pour les petits nouveaux ou curieux qui pénètreraient sur bouillon cube, voici une rapide mise au point sur le domaine dont il est question dans ce blog.

Que sont les arts appliqués ?

Les arts appliqués sont une discipline de création au même titre que les arts plastiques, la musique, le théâtre… Par création, on entend la génération par un individu de nouvelles idées, formes ou concepts.

Pour être plus spécifique, les arts appliqués regroupent toutes les disciplines qui, par le biais de la création, visent à donner de la valeur au monde matériel. Une valeur esthétique, mais aussi fonctionnelle, symbolique et écologique. En d’autres termes, les arts appliqués sont les ennemis du tout-gris et de l’aliénation occasionnée par notre monde postindustriel. Cependant, au lieu de se rebeller et de le combattre de l’extérieur, ils s’y intègrent et cherchent à l’améliorer en partant de ce qu’il est ; il s’agit d’apprivoiser ce monde de machines et d’automatismes pour lui donner plus de vie, d’intelligence, d’humain en somme.

Voilà comment je (ainsi que beaucoup d'autres avant moi) vois les arts appliqués. D’autres vous diront qu’il s’agit juste de donner aux produits de la grande consommation un plus marketing qui permet de mieux séduire le consommateur, et ainsi de répondre exclusivement à une fonction d’ordre économique, et il est vrai que les arts appliqués sont au service de la vente. Cependant, ce serait très réducteur et très dommage de les réduire à cela compte tenu de leur potentiel. En fait, le design en lui-même existe en tant que tel, et on peut l’utiliser à plusieurs escients, mais il est bête de confondre la discipline et l’usage qu’en fait la société dans la plupart des cas.

Cette appellation d’ « arts » « appliqués » provient du temps où l’on considérait que les « artistes » créaient et faisaient les tendances alors que les « créatifs » des arts appliqués réutilisaient ces découvertes pour les diffuser dans la vie courante. La situation est en fait passablement plus complexe (et plus valorisante pour les arts appliqués qui ne sont pas de simples copieurs larbins des arts plastiques, mais nous ne nous étendrons pas là-dessus ici).

Quelle est la différence entre les arts appliqués et les arts plastiques ?

On confond souvent les artisans, et encore plus souvent les designers, avec des « artistes », terme générique employé pour tout ce qui relève de la création. Or, si il est vrai que les deux domaines des arts « plastiques » et des arts « appliqués » se ressemblent beaucoup et ont beaucoup de choses en commun (par exemple: les arts appliqués traitent de questions plastiques, et l'histoire de l'art fourmille d'artistes fortement engagés dans la vie de leur temps), sur le fond et l’essence de chacune des deux disciplines, il y a une divergence très importante.

En effet, la notion principale qui distingue les arts appliqués des arts plastiques est celle du rapport à l’autre. Un artiste créé avant tout pour lui (même si c’est une commande qui a motivé cette introspection), puis « se montre » par l’intermédiaire de son œuvre au reste du monde. Que son travail plaise ou non n’importe pas dans son processus de création, on pourrait presque dire que le spectateur n’est pas essentiel dans la réalisation de l’œuvre (exception faite de l’art interactif).

A l’inverse, et que ce soit un artisan qui conçoit un bijou pour une seule riche personne, ou un game-designer qui va imaginer le prochain jeu vidéo pour des masses de fans en furie, toute création en arts appliqués est destinée à quelqu’un, à un public plus ou moins grand : c’est une discipline altruiste par essence qui se fonde sur le rapport de l’utilisateur à la création qui a été élaborée. Il en découle logiquement que la création d’arts appliqué doit répondre à une fonction, qui peut être aussi bien pratique que symbolique ou esthétique mais qui sera toujours présente.

Donc, pour résumer, en arts plastiques, le créateur créé pour lui un objet qui est par essence est inutile, en arts appliqués il créé pour un utilisateur un objet qui devra répondre à une fonction. C’est là la différence fondamentale et selon moi la seule qui tienne toujours entre arts appliqués et arts plastiques.

Un domaine très vaste

Le terme d’arts appliqués est lui-même assez générique. En réalité, il regroupe deux domaines très différents que sont le design (arts appliqués à une industrie, pas forcément matérielle d’ailleurs) et les métiers d’arts (arts appliqués à l’artisanat). Pour ma part je vous parlerai principalement de design, mais voici quand même un rappel

Quelques sous-domaines du design et leurs champs d’application respectifs :

o Design de communication (publicités, logos, affiches)

o Design d’objet (mobilier, objets de la vie courante, transports, high-tech)

o Design d’espace (scénographie, architecture d’intérieure, paysagisme)

o Design de mode (textiles, vêtement, recherche de tendances)

o Design multimédia (internet, logiciels culturels, jeux vidéos, nouveaux médias)

Tous ces domaines sont très poreux et tendent à se retrouver dans un nombre croissant de projets. En réalité, on ne les retrouve encore séparés de cette façon que dans le cadre des intitulés des formations …

Quelques métiers d’arts :

o Hébénisterie

o Marqueterie

o Dessin animé

o Illustration

ben ... bienvenue

Je me présente, lic de pseudo, 19 ans d'âge, élève en prépa à l'ens cachan dep design au sein de l'école supérieure de design rhône-alpes de lyon.

Je créé ce blog pour présenter mon école et ma section, la prépa à l'ens C.

Ben voilà, je crois que tout est dit, que la fête commence!

planche d'un petit livre d'illustration fait en mànaa en 2006